Le relais
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Le relais sert à escalader une voie qui fait plusieurs longueurs.
Assurer du bas avec un huit
A la montée
Le huit est l'outils le plus utilisé pour l'assurage depuis le bas.
Position de l'assureur : - près de la paroi, légèrement décalé de l'axe de progression, dans une position stable. - prêt à retenir le grimpeur à tout moment, même en cas de déséquilibre lors de la chute du grimpeur.
Assurage d'un grimpeur en moulinette
Il s'agit "d'avaler" la corde fur et à mesure de la progression du grimpeur. La corde doit toujours être "relativement" tendue (le mou de corde ne doit jamais dépasser quelques dizianes de centimètres).
Assurage d'un grimpeur en tête
Il s'agit de donner du "mou" sur la corde au fur et à mesure que le grimpeur monte. C'est la manoeuvre inverse du schéma ci dessus.
A la descente
Ce type de descente est appelé moulinette : on "mouline" le grimpeur.
Mettre les deux mains sous le huit. Selon le poids du grimpeur : - le grimpeur est relativement léger, laisser coulisser la corde entre ses mains en contrôlant la vitesse de descente. - le grimpeur est relativement lourd, on garde une main fermée sur la corde pendant que l'autre main descend dessous. Tout en gardant serrée la main aval, laisser la remonter et placer la main amont en dessous. Et ainsi de suite.
Il est indispensable soit de s'encorder à la corde, soit de faire un gros noeud en bout de corde afin d'éviter une chute du grimpeur si la corde est trop courte pour la descente.
Le rappel
Position de descente Pour descendre, le grimpeur s'assoit dans son baudrier, les jambes fléchies, les pieds contre la paroi et légèrement écartés (même écartement que les épaules). Il tient d'une main son autobloquant et fait coulisser de l'autre la corde dans son système de frein. Il doit descendre lentement et sans à coups. Eviter de sauter, à la "Mac Giver" !
- Le grimpeur est assuré par le haut.
- Le grimpeur s'auto-assure.
- Le grimpeur est assuré depuis le bas.
Assurer depuis le haut Quand la cordée contient des grimpeurs débutants, qu'il n'y a qu'un rappel à faire, et que le leader ne doit pas partir en premier (pour chercher d'autres relais, parer aux problèmes posés par les rappels,...), ce dernier peut contre-assurer ses seconds par le haut.
Pour cela, il doit suivre les étapes suivantes :
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Placer le huit de la personne sur la corde et le mousquetonner au baudrier de celui-ci.
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Encorder le second avec une autre corde sur les deux points d'encordement.
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Assurer le second à l'aide d'un noeud de demi-cabestan sur un mousqueton à vis accroché au relais. Il lui suffira alors de laisser glisser la corde pendant que son compagnon descend avec l'aide de son frein et de le bloquer au cas où celui-ci ait des problèmes.
S'auto-assurer Il est indispensable que le grimpeur qui descend en premier s'auto-assure pour gérer les problèmes qui peuvent se présenter lors de la descente : noeud sur la corde, pendule à réaliser, ou encore pour remonter sur la corde. Afin de régler ces problèmes, le grimpeur doit pouvoir lâcher la corde à tout moment. Pour cela, il s'auto-assure par le moyen d'un autobloquant mécanique ou réalisé à partir de cordelette qu'il place soit au-dessus de son système de frein, soit au-dessous. Ces méthodes possèdent toute deux des avantages, comme des inconvénients.
Autobloquant en dessous du système de frein Le noeud autobloquant doit être relié au pontet central du baudrier par un mousqueton à vis et le système de frein est attaché au pontet du baudrier par le biais de la longe.
Points positifs : les deux mains contrôlent la descente,
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il est difficile de coincer l'autobloquant,
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le système de frein positionné plus haut freine mieux le grimpeur dans sa descente.
Points négatifs : il est difficile de remonter sur la corde ou de faire toute manoeuvre de réchappe.
Attention : Placer le huit à environ 60 cm de l'autobloquant.
Autobloquant au-dessus du système de frein Pour réaliser cette méthode, le système de frein est attaché au baudrier par un mousqueton à vis et le noeud autobloquant est installé plus haut et attaché au baudrier par la longe.
Points positifs : permet au grimpeur de faire des manoeuvres de réchappe (remonter sur la corde par exemple).
Points négatifs : une seule main contrôle la descente, l'autre étant sur le système autobloquant.
Assurer depuis le bas Celui qui est descendu en premier peut assurer son second en tenant la corde et en tirant dessus pour freiner la descente. Mais une simple tension ne suffit pas pour stopper la descente. Le premier peut donc garder la corde dans son système de frein pour régler la tension. Cette méthode, efficace, qui évite de mauvaises manoeuvres du second oblige par contre le premier à être très vigilant et l'empêche donc d'effectuer d'autres manipulations comme la préparation du relais pour le prochain rappel. Il est dans ce cas possible de fixer (noeud de blocage) au relais la corde avec un peu de mou. Au cas où les suivants venaient à lâcher leur corde, ils se verraient finir leur descente expresse au niveau du relais.
Lors de la descente, le grimpeur peut s'avérer obligé pour de multiples raisons de s'arrêter et de lâcher la corde. Des méthodes ont alors été mises au point pour permettre au grimpeur de libérer ses mains et d'effectuer ce qu'il a à faire (enlever un noeud, décoincer la corde,mauvaise manipulation de l'autobloquant,...).
- Le grimpeur peut faire une clé de blocage sur le descendeur : Prendre du mou dans le mousqueton à vis en formant une ganse ; passer la ganse au-dessus de la grosse boucle du descendeur en huit.
- Ou passer la corde autour de ses jambes en faisant des boucles autour de chaque cuisse.
Arrivé en haut de la voie, si le grimpeur ne veut pas descendre en moulinette (il possède une corde à double trop courte pour redescendre la voie, il veut moins user sa corde,...), il doit alors poser un rappel. Une fois ce dernier posé, le grimpeur va descendre le long de sa corde et récupérer les dégaines. Pour ce faire, notamment si la paroi est déversante ou si la voie est en traversée, le grimpeur du bas pourra tirer le brin de corde passant dans les dégaines aux moments opportains.
Lorsque le grimpeur le plus expérimenté doit descendre en premier (pour hôter les noeuds sur la corde, pour chercher le prochain rappel,...), il peut installer le rappel pour ses seconds. Il suffit de placer les descendeurs de ceux-ci les uns au-dessus des autres et les mousquetonner à leur baudrier. Les seconds n'auront donc plus qu'à se dévacher un à un pour commencer à descendre
Les noeuds d'encordement
Généralités :

L'encordement doit impérativement être réalisé sur les deux pontets du baudrier prévus à cet usage (voir la notice d'utilisation de chaque matériel). Eviter de s'encorder sur un mousqueton. Même à vis, les mousquetons ont des charges de rupture particulièrement basses quand ils travaillent dans le sens de la largeur...
Deux noeuds sont particulièrement adaptés à l'encordement :
Le noeud en huit
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C'est le noeud d'encordement par excellence.
Avantages : ne se desserre pas; facile à contrôler
Inconvénients : peut être difficile à défaire
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Le noeud de chaise
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Un noeud encore très utilisé. Il est indispensable de faire un double noeud d'arrêt pour le bloquer
Avantages : confection rapide; se fait d'une seul main
Inconvénients : difficile à contrôler; apprentissage difficile; se desserre et se défait durant un usage prolongé
Confection du noeud de chaise

Utilisation : noeud d'encordement, surtout utilisé en école d'escalade.
Avantages : confection rapide se fait d'une seul main
Inconvénients : difficile à contrôler apprentissage difficile se desserre durant un usage prolongé
Danger : ce noeud se desserre, il est indispensable de le bloquer par un double noeud d'arrêt (A sur la photo).
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